TAO – traduction assistée par ordinateur

De nos jours, presque aucun traducteur ne peut se passer d’utiliser un ordinateur et il est évidemment important que cette utilisation soit efficace. Parmi les multiples activités il y a l’analyse des documents électroniques, l’estimation du travail à faire, la génération des devis et des factures, la comptabilité, l’organisation des fichiers, la gestion de l’environnement de traduction, la recherche de textes déjà traduites, les sauvegardes et archivages, et la santé générale de l’ordinateur. Tout ça peut être considéré comme faisant partie de la TAO. Ce n’est pas seulement, comme je le pensais avant, de la traduction automatique – MT – même si cette technique existe et s’améliore. Quand j’ai réalisé ça – comme beaucoup d’autres, je n’ai pas été favorablement impressionné par la qualité de la traduction automatique – j’ai commencé à m’intéresser au sujet et à regarder de plus près l’offre d’outils informatiques.

En matière d’outils, l’offre est très grande. Il y a des outils spécialisés qui ne font qu’une ou deux choses, et il y a les packages complets qui essayent de (presque) tout faire. Certains sont gratuits, d’autres assez chers, mais le prix que vous acceptez de mettre dépend bien sûr de votre budget et de votre utilisation.

Comme je n’ai pas encore énormément de travail en tant que traducteur, je ne peux pas encore justifier l’achat d’un des outils bon et payant. Alors j’ai décidé d’essayer un des outils gratuits, histoire de voir sans trop de frais comment tout ça fonctionne. Similis est un logiciel gratuit qui comprend la plupart des fonctions indispensables – gestion des mémoires de traduction et de lexiques, alignement, fonctionnement avec des fichiers Word et Open-Office – mais dans la mesure où il était payant avant et est devenu gratuit, j’imagine qu’il n’y aura plus de développement et que le support gratuit n’existe pas. Par contre il y a un manuel très complet et un forum d’utilisateurs.

Je l’ai essayé pendant quelques semaines sur des petits projets, des fichiers Word de 2 à 20 pages, avec et sans graphiques. La version seule téléchargée est bridée, il faut obtenir une licence (gratuite) afin d’utiliser toutes les fonctions. Il y a un dictionnaire interne pour certaines langues mais il ne m’a pas vraiment servi, il n’y avait pas de traductions pour tous les termes et ceux proposées n’étaient pas toujours pertinentes, du moins dans mon domaine (électronique, informatique). Dans les fichiers avec images incorporées, les images n’étaient pas toujours visibles (dans l’environnement de traduction), donc il a fallu avoir le document d’origine ouvert à côté. Par contre, dans le document final elles sont correctement insérées et à leur place. Les boîtes de texte dans les graphiques word n’étaient pas accessibles, il a fallu les traduire a posteriori. Après avoir fini la traduction, il est possible de demander au logiciel de faire un alignement automatique, après quoi le résultat peut et devrait être édité. Dans cette étape, les phrases et leur traductions sont appairées et mémorisées afin qu’elles puissent servir pour une traduction future.

Il est difficile à dire si les traductions ainsi réalisées ont été plus rapides ou meilleures, car il y a toujours un temps d’apprentissage avec des outils aussi complexes, mais j’ai pu appréhender la démarche générale ainsi que les mécanismes. J’espère également que les mémoires de traduction et lexiques générés – exportés sous forme csv – pourront servir un jour avec d’autres outils. En tout cas, c’est un domaine nouveau, intéressant et en pleine expansion et je vais tâcher de suivre les développements.

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Traducteur automatique ?

Aujourd’hui je n’utilise pas d’outils de traduction automatique (TAO). Ils ont leur place et peuvent servir, car il y a un volume ahurissant de textes qui peuvent et doivent être traduits, mais faire du volume ne m’intéresse pas personnellement. Je préfère un travail plus soigné dans un domaine spécialisé où chaque mot compte.

J’évolue depuis toujours dans trois langues. J’aime réfléchir sur les mots, les phrases, les tournures : j’aime traduire – sinon pourquoi le faire. S’il s’agit parfois d’aller plus vite, mon métier d’informaticien me fournit quelques outils qui m’aident dans ce but.

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Une bonne traduction

On entend dire qu’ ” Une bonne traduction coûte cher. Une mauvaise traduction coûte très cher !” . Oui, bien sûr, parce qu’une mauvaise traduction souvent ne vaut rien et qu’il faudra la refaire. Donc, perte d’argent et perte de temps. Une mauvaise traduction peut même avoir des conséquences néfastes, par exemple quand il s’agit de documents techniques, d’appels d’offres etc.

Autre point clé, une bonne traduction n’est pas toujours simple, ni rapide. Souvent, dernier maillon dans une longue chaîne d’événements, elle est sous-considérée et mal-évaluée ; on lui alloue un budget et un délai insuffisants. Une bonne traduction nécessite une phase de préparation préalable, si possible un dialogue avec l’auteur ou avec le donneur d’ordre pendant la phase de traduction elle-même, et une relecture soignée ensuite : tout cela prend du temps.

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